Vous devez vous produire, exposer, enregistrer ou tourner en Suisse ? Ce n'est alors pas le contrat seul qui décide si vous pouvez travailler, mais l'autorisation relevant du droit des étrangers. Quiconque se produit sans elle s'expose à une procédure pénale (art. 115 LEI), au renvoi et à des difficultés lors de demandes ultérieures. L'organisateur s'expose lui aussi (art. 117 LEI). Cet article montre quelles voies existent et où cela coince en pratique.

D'abord : UE/AELE ou État tiers ?

Les ressortissants des États de l'UE/AELE bénéficient de l'Accord sur la libre circulation des personnes (ALCP) : pour de courts engagements, une annonce suffit en règle générale, il n'y a pas de contingents. Pour les ressortissants d'États tiers, le régime d'admission plus strict de la LEI s'applique, c'est de cela qu'il s'agit ici.

Du point de vue du droit des étrangers, les artistes sont considérés comme des personnes exerçant une activité lucrative dépendante (art. 1a al. 2 OASA). Est en outre une « activité lucrative » toute activité normalement exercée contre rémunération, même si elle est exercée gratuitement (art. 11 al. 2 LEI). Une prestation sans cachet n'est donc pas automatiquement exemptée d'autorisation.

Les trois voies pour les ressortissants d'États tiers

Ce que les autorités examinent plus strictement qu'auparavant

Pour les prestations dans les clubs, bars et restaurants, seules les personnes majeures sont admises. Depuis février 2018, la pratique exige en outre des musiciens très bien qualifiés sur le plan professionnel ou une notoriété avérée en Suisse ou à l'étranger ; une prestation musicale de valeur et de haut niveau doit être offerte (directives du SEM relatives à la LEI, annexe II du ch. 4.7.12.2).

La conséquence : même ceux qui se produisent en Suisse depuis des années peuvent soudain ne plus obtenir d'autorisation. Le Tribunal administratif du canton de Zurich a confirmé en 2019 le refus opposé à une chanteuse engagée chaque année pendant des années, mais qui ne pouvait pas justifier d'un diplôme de niveau haute école (spécialisée) (VB.2019.00080). Prouvez donc dès le début votre qualification et votre notoriété : diplômes, distinctions, presse, références, audience.

Les pièges les plus fréquents

Comment procéder

Un engagement en Suisse est prévu ?

Avant votre première prestation, nous clarifions quelle autorisation est réaliste pour vous et nous vous disons franchement où se situe le risque.

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État : octobre 2026. Cet article donne un aperçu et ne remplace pas un conseil juridique individuel ; la pratique et les exigences peuvent varier selon le canton et le cas d'espèce. Il s'agit d'une traduction de l'original allemand ; en cas de doute, la version allemande fait foi.