Votre visa pour la Suisse a été refusé, ou la personne que vous vouliez inviter a reçu une décision négative ? Un délai court alors : le refus d'un visa pour un court séjour non soumis à autorisation peut faire l'objet d'une opposition écrite dans les 30 jours (art. 6, al. 2bis, LEI). Cet article explique l'essentiel.
Ce qu'est un visa, et ce qu'il n'est pas
Un visa n'est ni une autorisation de séjour ni une autorisation de franchir la frontière. Il atteste que les conditions d'entrée étaient remplies au moment de sa délivrance. Il ne donne « pas automatiquement » le droit d'entrer. Les catégories sont importantes : visa de transit aéroportuaire (visa A), visa Schengen pour les séjours de 90 jours au plus (visa C) et visa national pour les séjours de plus de 90 jours (visa D). Pour les visas Schengen, la règle est : 90 jours au plus sur une période de 180 jours.
Existe-t-il un droit à un visa ?
En principe non. Mais un visa Schengen ne peut pas être refusé lorsque les conditions sont remplies et qu'aucun motif de refus n'existe (CJUE Koushkaki, C-84/12 ; ATAF 2014/1). Les membres de la famille de citoyens de l'UE/AELE peuvent déduire un droit de l'accord sur la libre circulation des personnes. D'autres droits peuvent découler des droits fondamentaux, par exemple de la protection de la vie familiale, du droit au mariage ou de l'interdiction du refoulement.
Pourquoi les visas sont refusés
Il s'agit le plus souvent de doutes quant à la sortie assurée du territoire (art. 5, al. 2, LEI). La représentation à l'étranger décide au moyen d'un formulaire standard, et la motivation se réduit souvent à des mots-clés. Le bien-fondé du refus ne peut donc en général être correctement apprécié qu'après consultation du dossier.
Opposition et recours
- Délai : 30 jours dès la décision, par écrit, auprès de l'autorité qui a statué (SEM ou DFAE).
- Ordre des démarches : Déposez une opposition pour sauvegarder le délai et demandez la consultation du dossier. La motivation peut être complétée après la consultation.
- Ensuite : La décision sur opposition peut faire l'objet d'un recours au Tribunal administratif fédéral.
- Hôtes en Suisse : Les personnes de référence ne peuvent former opposition ou recours que si elles produisent une procuration de la personne désirant entrer ou cosignent le moyen de droit avec elle (ATAF 2025 VII/2).
- Compétence cantonale : Lorsque les autorités cantonales des migrations statuent sur le visa, la voie de recours est régie par le droit cantonal.
- Refus d'entrée à l'aéroport : Dans ce cas, le SEM rend une décision sujette à recours.
Comment améliorer vos chances
- Déclaration de prise en charge ou sûreté : Pour les frais de séjour, de prise en charge et de retour, une déclaration de prise en charge limitée dans le temps, une caution ou d'autres sûretés peuvent être exigées (art. 6, al. 3, LEI). Elles peuvent être fournies non seulement par les hôtes, mais aussi par d'autres personnes physiques ou morales solvables domiciliées ou ayant leur siège en Suisse.
- Liquidités : La couverture nécessaire doit être attestée par des liquidités, telles que des espèces ou des avoirs bancaires.
- Assurance-maladie de voyage : Elle est usuelle et réglée au niveau de l'ordonnance.
- But crédible : Celui dont les moyens financiers sont limités fait mieux de déposer une demande pour une visite plus courte, afin que le but paraisse crédible.
- Prouver les attaches : Montrez ce qui vous retient dans votre pays d'origine : travail, famille, domicile.
Pièges
- Délai manqué : Après 30 jours, la décision entre en force. Il ne reste alors souvent qu'une nouvelle demande.
- Opposition sans consultation du dossier : La brève motivation de l'autorité ne permet souvent pas de voir sur quoi repose le refus.
- Indications fausses ou embellies : Un visa obtenu par tromperie rend l'entrée et le séjour illicites (ATF 131 IV 174). L'astuce n'est certes pas admise à la légère, mais le risque est considérable.
- Changer le but après coup : Celui qui entre avec un visa de visite et souhaite rester devrait le clarifier tôt, voir Le séjour procédural expliqué simplement.
- Prolonger le visa trop tard : La prolongation d'un visa jusqu'à trois mois doit être demandée à l'autorité cantonale des migrations au plus tard 14 jours avant l'expiration (art. 11 OASA).
Visa refusé ? Le délai court.
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Sources & informations complémentaires
État : octobre 2026. Cet article donne un aperçu et ne remplace pas un conseil juridique individuel ; la pratique et les exigences peuvent varier selon le canton et le cas d'espèce. Il s'agit d'une traduction de l'original allemand ; en cas de doute, la version allemande fait foi.